Gerd Faltings, lauréat du prix Abel 2026
L'Académie norvégienne des sciences et des lettres récompense Gerd Faltings, de l'Institut Max-Planck de Bonn, pour ses travaux transformateurs en géométrie arithmétique. Ce prix s'ajoute à une carrière exceptionnelle couronnée par la médaille Fields en 1986 et le prix Shaw en 2015, faisant de lui le premier mathématicien allemand lauréat du prix Abel. Le coeur de son oeuvre réside dans la démonstration de la conjecture de Mordell (1922) et de sa généralisation par Serge Lang. Ces conjectures portaient sur la structure des solutions…
Lire un résumé →L'Académie norvégienne des sciences et des lettres récompense Gerd Faltings, de l'Institut Max-Planck de Bonn, pour ses travaux transformateurs en géométrie arithmétique. Ce prix s'ajoute à une carrière exceptionnelle couronnée par la médaille Fields en 1986 et le prix Shaw en 2015, faisant de lui le premier mathématicien allemand lauréat du prix Abel.
Le coeur de son oeuvre réside dans la démonstration de la conjecture de Mordell (1922) et de sa généralisation par Serge Lang. Ces conjectures portaient sur la structure des solutions rationnelles d'équations diophantiennes : Faltings a prouvé qu'une équation de genre suffisamment élevé n'admet qu'un nombre fini de solutions rationnelles. Son article fondateur de 1983, *Endlichkeitssätze für abelsche Varietäten über Zahlkörpern*, réduisait le problème aux conjectures de Tate et Shafarevich qu'il démontra. Ces travaux ont profondément renouvelé la géométrie diophantienne et inspiré des avancées majeures, notamment la notion de hauteur qu'il introduisit pour mesurer la complexité arithmétique des variétés abéliennes.
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